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Les journalistes occidentaux qui souhaitent faire des Fake news se précipitent en Turquie

L’enquête d’une journaliste turc sur des scénarios douteux décrits dans une série documentaire de la BBC a révélé qu’une femme interviewée à Aksaray à Istanbul et présentée comme une réfugiée syrienne d’Alep était en réalité une mendiante turc.

 

Ilker Sezer, journaliste  à Hürriyet, a été amené à enquêter sur des « scènes suspectes » en Turquie après que l’ancien journaliste Claas Relotius de Der Spiegel, un journaliste allemand, ait avoué que les informations sur la Turquie notamment sur les enfants syriens étaient fausses. Le journaliste aurait aussi lancé auprès de ses lecteurs des collectes d’argent au bénéfice d’enfants syriens qu’il assurait avoir rencontrés à la rue en Turquie. L’argent, récolté à l’issue d’une campagne auprès de ses lecteurs, aurait été versé sur le compte personnel du reporter.

Autre fait. Dans la série documentaire de la BBC intitulée « Sex in Strange Places », diffusée sur BBC-Three, une femme nommée Fatma est décrite comme une Syrienne de 35 ans qui a fui Alep en payant des passeurs à la frontière turque et a été contrainte de recourir à la mendicité et la prostitution après n’avoir reçu « aucune aide » en Turquie.

La présentatrice de la BBC, Stacey Dooley, a affirmé que Fatma avait été contrainte de se prostituer car elle ne pouvait pas gagner suffisamment en mendiant pendant la journée.

Cependant, après avoir enquêté sur l’histoire, un commerçant d’Aksaray a déclaré à la journaliste Ilker Sezer qu’il savait que cette femme était une mendiante originaire de Harran, dans le sud-est de la Turquie.

Dans cet épisode, Dooley dénonce ce qu’elle appelle un traitement « raciste » contre Fatma, affirmant que la Turquie n’a accordé aucun soutien ni aucun droit aux réfugiés syriens. La Turquie et Erdogan sont devenues une mine d’or pour les journalistes qui veulent surfer sur le sensationnel. Et qui irait vérifier des informations sur un pays décrit par la presse occidentale comme être dirigé par un « dictateur islamiste », élue à 52,8% et un taux de participation de près de 90 %.

 

Tufekci Fatih